Ma chronique estivale : Ô temps, suspends ton vol !

Par le petit bout de ma lorgnette -  La chronique de Jean-Yves Duval Dessin Philippe Morelle
Par le petit bout de ma lorgnette -  La chronique de Jean-Yves Duval - Dessin : Philippe Morelle

Il y a quelques jours je suis tombé accidentellement sur le texte d’un
auteur inconnu que j’ai trouvé particulièrement amusant et subtil et qu’en
cette période estivale, où tout n’est pas toujours drôle pour tout le
monde, j’ai souhaité vous offrir. Histoire de vous faire sourire quelques
instants.
« Imaginez que chaque matin, une banque dépose 86 400 dollars sur
votre compte à condition toutefois d’accepter deux règles : la première
est que tout ce que vous n’avez pas retiré de votre compte dans la
journée vous est retiré le soir, et que vous ne pouvez pas virer cet argent
sur un autre compte, la deuxième règle stipule que la banque peut
arrêter son dépôt sans préavis et décider de clôturer votre compte sans
avoir besoin de votre consentement.
Cette banque, elle existe, c’est la banque de la vie.
Chaque matin, au réveil, vous recevez 86 400 secondes de vie pour la
journée, mais, règle n° 1 vous ne pouvez pas les accumuler. Elles
s’écoulent tout simplement. Et chaque matin vous recevez à nouveau
86 400 secondes. Mais souvenez-vous de la règle n°2 : Votre vie peut
s’arrêter à tout moment, sans préavis et sans votre consentement.
Moralité : Au lieu de vous lamenter continuellement, de vous plaindre de
tout et de rien, profitez plutôt de ce capital qui peut fondre rapidement,
car le temps c’est comme le sable qu’on ne peut retenir dans sa main, il
s’écoule inexorablement ».
Cette petite histoire m’a fait songer au poème de Lamartine « Ô temps
suspends, ton vol !» … et vous, heures propices, suspendez votre
cours ! Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos
jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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