“Par le petit bout de ma lorgnette”, pose la question : Haro ou Merci Patron ?

Par le petit bout de ma lorgnette -  La chronique de Jean-Yves Duval Dessin Philippe Morelle
Par le petit bout de ma lorgnette -  La chronique de Jean-Yves Duval - Dessin : Philippe Morelle

Haro sur les patrons, ou Merci Patron ?

Il est de bon ton, et depuis longtemps, de crier haro sur les patrons,
particulièrement s’agissant de leurs salaires, et dans certains cas c’est
entièrement justifié. Certains d’entre eux sont en effet mirobolants et, de
même que pour plusieurs sportifs de haut niveau, c’est extrêmement
choquant et insupportable à des employés ou des ouvriers qui gagnent à
peine plus que le SMIC. On se souvient encore des controverses à
propos des salaires astronomiques versés à Carlos Ghosn ou à Carlos
Tavarès pour ne citer qu’eux. Pour autant il y a un côté Tartuffe chez les
français qui ne rêvent que d’avoir un jour les mêmes revenus qu’eux.
Je ne vais pas, ici, nourrir la polémique sur le sujet, tant il y aurait à dire.
Je m’en tiendrai au rôle « capital » que joue nos capitaines d’industrie,
créateurs de richesses et d’emplois. Ce n’est certes pas le rôle de l’Etat,
en dehors des postes de fonctionnaires, or avant de redistribuer de
l’argent encore faut-il le gagner et c’est précisément l’objectif de tout chef
d’entreprises. Il revient ensuite à l’Etat, grâce à nos impôts et aux taxes
diverses, d’investir dans les équipements publics dont le pays a le plus
grand besoin (Ecoles, hôpitaux, routes, armée, police, centrales
nucléaires, etc. etc.) Ainsi fonctionne nos sociétés.

C’est pourquoi le procès fait aux patrons est souvent injuste, ou du
moins excessif car ils concourent grandement au développement
économique et social du pays, ce que l’administration et ses milliers de
technocrates ne peuvent pas faire
Par ailleurs tous les patrons ne sont pas des « assoiffeurs » ou des
« affameurs » du peuple, selon l’image caricaturale qu’en fait un certain
parti politique.

Tenez par exemple, pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne nous parle-t-il pas
de Jean-Alexandre Manchès, patron de l’entreprise de transport BMV
basée à Saint-Priest dans le Rhône. Celui-ci a décidé, pour fêter les cent
vingt ans de sa société, de réaliser le rêve d’un de ses 1 100
collaborateurs. Chose promise, chose due et il a exaucé le vœu de
Christelle, 58 ans, dont vingt ans de boîte : acquérir une maison, son
nom ayant été tiré au sort lors de la tombola organisée au sein de
l’entreprise.
Pour sa part Jean-Luc Mélenchon n’a créé aucun emploi, donc aucune
richesse économique au cours de sa vie, il a seulement bénéficié de
l’Etat, donc vous et moi, d’une rémunération plus que confortable dans
ses emplois successifs de ministre, député européen, sénateur,
conseiller général, adjoint au maire, etc. Autant de fonctions
prestigieuses qui lui ont permis de déclarer au début de cette année,
pour l’élection présidentielle, à la Haute autorité pour la transparence de
la vie publique, un patrimoine de 1,4 millions d’euros. Ce n’est pas mal
pour un admirateur de Fidel Castro et d’Hugo Chavez et je connais plus
d’un patron de PME qui rêverait d’un tel pactole.
Il y a quelques jours, ici-même dans les colonnes de West News, on
rapportait la lutte engagée, depuis 2017, par Guillaume Richard et le
groupe « Oui Care » dont le siège est au Mans, contre les violences
faites aux femmes. On a appris à cette occasion que le groupe à reversé
5,1% de ses bénéfices au Fond d’action « Oui care » pour aider ces
femmes en difficultés, et ce de différentes façons (logement, assistance
judiciaire, etc.)

Je n’ai pas connaissance que François Ruffin, député de « La France
Insoumise » et réalisateur du film « Merci Patron ! », qu’Alexis Corbières
ou sa compagne, la passionaria Raquel Garrido, tous deux au centre de
certaines controverses judicaires, pas plus de Mathilde Panot qui chaque
mardi fait résonner dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, lors des
« questions orales au gouvernement », sa voix de stentor et ses coups
de gueule retentissants de présidente du groupe LFI, je n’ai pas
connaissance qu’aucun de ces quatre-là aient salué d’une quelconque
façon l’initiative du groupe « Oui care ».
Alors oui, de même qu’il y a eu depuis toujours, ici et là, des
personnalités politiques corrompues, en délicatesse avec le fisc,
poursuivies pour maltraitances envers les femmes ou des gestes
déplacés envers elles, il y a des patrons sans scrupules. Les uns et les
autres ne sont heureusement qu’une infime minorité.
Et rendre raison aux patrons de temps en temps n’est pas inutile, alors
oui, Merci Patron !

 

 

 

Redécouvrez l’article “Guillaume Richard, un patron engagé auprès des femmes

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