Paris – Porte de Versailles du 5 au 9 février 2020 – 45ème Rétromobile.

Quand la passion persiste et signe. 

Bon salon pour les amateurs, collectionneurs révélés et en devenir.

RÉTROMOBILE 2020
Du Mercredi 5 au Dimanche 9 Février 2020
Paris Expo Porte de Versailles – Pavillons 1, 2, 3
Mercredi et Vendredi de 10h00 à 22H00, Jeudi, Samedi et Dimanche de
10h00 à 19h00.
Entrée : 19€ en pré-vente sur le site, 23€ sur place, gratuit pour les
enfants de -12 ans.
Organisateur : Comexposium (www.comexposium.com)

ASI Bertone

L’Automotoclub Storico Italiano acquiert la collection historique de la Carrozzeria Bertone le 28 septembre 2015 en participant à la vente aux enchères qui a eu lieu après la faillite de la société dans le cadre de la procédure judiciaire engagée.
Cette collection comprend 79 pièces incluant des véhicules complets et en état de marche, des châssis et des modèles de style ; et est aujourd’hui exposée au public au Musée Volandia de l’aéroport de Milan Malpensa.
Pour son édition 2020, le Salon Rétromobile consacre une exposition thématique dédiée
à la marque Bertone, en partenariat avec l’Automotoclub Storico Italiano, et met en avant 10 prototypes extraordinaires réalisés entre 1969 et 2001:
la Runabout Autobianchi (1969),
la Suzuki Go (1972),
la Citroën Camargue (1972),
la Ferrari Rainbow (1976),
la Volvo Tundra (1979),
la Chevrolet Ramarro (1984),
la Citroën Zabrus (1986),
la Lamborghini Genesis (1988),
la BMW Pickster (1998)
et l’Opel Filo (2001).
Ces voitures, dont la valeur totale avoisine les 2 millions d’euros, ont obtenu une autorisation spéciale du Ministère des Biens et Activités Culturels, qui leur a permis
de quitter temporairement les frontières italiennes, compte tenu de l’importance
de l’événement et de sa portée mondiale.
LES VOITURES EXPOSÉES À RÉTROMOBILE 2020
Bertone Runabout (1969)
En 1969, Bertone a choisi la fougueuse mécanique de l’Autobianchi A112 pour présenter une extravagante barque aux formes anguleuses, l’une des premières de ce type,
avec en évidence les phares à hauteur des montants et les deux coques dont
elle est composée. La solution de renverser la mécanique des modèles «tout en avant» tels que l’A112 a servi de banc d’essai pour le Fiat X 1/9.
© ASI
Suzuki Go (1972)
Parmi les projets les plus éclectiques de Bertone des ‘70, on ne manquera pas de rappeler le modèle Go de 1972, un véhicule polyvalent et très original, permettant le transport d’une moto. Une sorte de bateau à fond plat sur 4 roues en somme, avec un design fin et épuré. La mécanique était celle d’une moto: 750cc avec 67ch et différentiel inverseur avec transmission interne à chaîne brevetée de Bertone.
Citroën Camargue (1972)
Bertone a réalisé de nombreux prototypes sur des bases Citroën. L’une d’entre elles était
la Camargue, créée sur la base de la berline GS: un élégant hayon 2+2 avec une lunette arrière inclinée, enrichie par deux lunettes de verre séparées par un arceau imposant. Quant à l’avant, il était embelli par un pare brise incurvé, typique des modèles de l’époque.
Ferrari Rainbow (1976).
Après la 308 GT4 de série déjà réalisée par Nuccio (une des premières Ferrari non conçues par Pininfarina), Bertone se lance dans un exercice de style sur le même châssis.
Le résultat est le modèle futuriste Rainbow, avec une «plaque» qui fait glisser le toit derrière les dossiers des sièges.
La ligne est compacte et épurée, très segmentée, parfois délibérément peu harmonieuse : une vraie coupe nette avec les lignes du passé.
Volvo Tundra (1979). Outre la collaboration pour les véhicules de série, celle avec Volvo
a également conduit à la création, en 1979, du prototype Tundra, développé avec
la mécanique de la 343 (moteur de 1.397cc pour 70ch). Il s’agit d’un coupé compact,
bas et large, aux lignes très modernes et découpées, à tel point que plusieurs «trouvailles» stylistiques seront reprises pour des modèles ultérieurs de Bertone, et pas uniquement de Volvo (la ressemblance avec la Citroën BX est très forte).
Belles vitres contiguës.
Chevrolet Ramarro (1984)
Un des grands objectifs de Nuccio Bertone était de construire un châssis de Chevrolet Corvette avec des critères considérés comme révolutionnaires. Il y parvient en 1984
avec la Ramarro, une voiture expérimentale dont le moteur fut «sectionné» en déplaçant
le radiateur et le climatiseur vers l’arrière.
Cela offrit aux concepteurs plus de flexibilité pour créer un design très moderne,
typique de Bertone:
les lignes anguleuses influent sur l’ensemble du design.
Lamborghini Genesis (1988)
Pour la dernière voiture de rêve basée sur une Lamborghini, Bertone a choisi de pousser le concept de break de luxe à l’extrême en présentant la Genesis, qui est pratiquement une maison de voyage équipée d’un V12 arrière de 455ch. Ses portes avant articulées au milieu du toit étaient magnifiques,
de même que les deux portes arrière avec ouverture à compas et l’intérieur modulaire.
La voiture, bien que de d’apparence imposante et massive, possédait un Cx qui fit des envieux.
Ferrari Rainbow (1976)
© ASI
Citroën Zabrus (1986)
Sur la base de la BX à transmission intégrale, Bertone a créé une ligne moderne à deux volumes,
insaisissable et tranchante, contrebalancée par un arrière enveloppant. Nombre de cette voiture furent repris sur la ZX suivante, tandis que les grandes portes à ouverture vers
le haut restèrent un exercice de style.
© ASI
BMW Pickster (1998)
Une carrosserie basse et large ne convenant pas à un pick-up, l’exercice de style du châssis et du moteur BMW (6 cylindres de 3.152cc pour 320ch) fut provocateur : avant agressif (rendu plus attrayant par la double coloration), grandes roues de 21» et surface
de chargement plate entourée de lignes sinueuses et d’un aileron voyant.
© ASI
Opel Filo (2001)
Afin d’introduire la technologie drive by wire, un
nouveau rapport homme-machine créé en collaboration avec SKF (le pédalier ayant été supprimé), Bertone présente le Filo (avec la marque Opel), un monospace compact
aux lignes épurées, au pavillon lumineux et esthétique, qui influencera les futurs modèles de la société allemande (Meriva).
© ASI

LE CHATEAU DE COMPIEGNE ACCUEILLE LES TROIS
AUTRES MUSEES AUTMOBILES LABELLISES MUSEE
DE FRANCE 2020
Le Château de Compiègne accueille les trois autres musées automobiles labellisés Musée de France.
• Le Musée Auto Moto Vélo de Châtellerault qui expose la Longchamp De Coucy,
• prototype de 1953.
• La Cité de l’automobile – collection Schlumpf de Mulhouse qui présente son prototype
• 4L Bertin de 1969.
• Le Musée Henri Malartre de Rochetaillée-s-Saône avec un torpedo Cognet-de-Seynes, de 1924.
• Le Musée national de la Voiture du Château de Compiègne présente son dos-à-dos à vapeur de 1891
au mystérieux auteur.
Les quatre musées présentent pour la première fois en commun des voitures rares, voire
uniques, pour illustrer l’épopée automobile depuis sa naissance jusqu’aux années 1960.
La plus récente des voitures exposées a été réalisée par l’ingénieur Bertin, célèbre pour son aérotrain, sur la base d’une Renault 4 de 1965, raccourcie de 74 cm.
Longue de 2.91m elle se situe dans la gamme des voitures de ville de l’époque comme
la Fiat 500.
La régie Renault, attelée à la préparation de la R2 (4 places), ne soutient pas ce projet mais n’interdit pas sa présentation au Salon de 1969.
Boudée par la clientèle, elle est récupérée quelques années plus tard par EDF
pour un projet de voiture électrique resté sans suite, avant d’être sauvée et restaurée par le musée de Mulhouse.
Châtellerault présente le fruit de la collaboration de deux hommes : Longchamp qui crée le châssis et la carrosserie et de Coucy, un ingénieur, concepteur indépendant et motoriste passionné de véhicules de compétition et de records.
La particularité du véhicule consiste en son aérodynamisme poussé à l’extrême
couplé au compresseur greffé sur un moteur de petite cylindrée équivalente à celle
d’une motocyclette (350cm3).
Ces choix originaux alliés à la légèreté des matériaux utilisés permettent d’atteindre des performances similaires à celles d’automobiles bénéficiant de bien plus grosses motorisations.
Le musée Malartre est fier de présenter sa toute récente acquisition : un torpedo de 1924 d’une marque lyonnaise dont deux voitures seulement sont connues à ce jour.
En effet, Cognet de Seynes, maison fondée en 1910 pour la production de pièces mécaniques, ne produira que 20 à 30 voitures par an de 1920 à sa liquidation en 1926. Bien que réputées fiables et bien conçues, la marque n’était à ce jour connue que
de quelques très rares spécialistes.
Le musée national de la Voiture du Château de Compiègne expose un dos-à-dos à vapeur de 1891, traditionnellement attribué à De Dion-Bouton et Trépardoux d’après une lettre
de Léon Auscher écrite en 1929.
Ce document précise que c’est la première voiture connue de cette marque et
que la société des Amis du musée doit s’en porter acquéreur à tout prix.
Elle n’a guère suscité d’emballement lors des enchères à Ermont cette année-là et
fut cédée pour la modique somme de 25F.
Un examen approfondi de ce véhicule, réalisé récemment, a révélé qu’il date de 1891, époque où De Dion-Bouton ne commercialisait plus de voitures à vapeur et
qu’il porte une plaque ovale proéminente mentionnant « C.Henriot / Cernay – Commune d’Ermont (Seine et Oise) ». Qui est donc l‘auteur de cette voiture ? Rétromobile nous en dira sans doute plus…