A quand un péage urbain au Mans ?

Autrefois, au XIIIème siècle, les municipalités percevaient l’octroi pour l’importation de marchandises sur leur territoire. Cette taxe servait alors à financer l’entretien des fortifications et les travaux d’utilité publique.

A la différence de celle-ci le péage est un droit perçu sur le passage des personnes comme chacun peut le vérifier lorsqu’il emprunte l’autoroute.

La dernière nouveauté du gouvernement, à travers son avant-projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM), est de créer une taxe de péage urbain qui serait perçu sur les automobilistes à l’entrée des centres ville.

C’est déjà le cas à Londres et dans la plupart des grandes villes européennes, l’objectif avoué étant de lutter contre la pollution et de réduire les nuisances environnementales.

Ainsi, si la mesure est adoptée, et elle le sera un jour, pour une ville de plus de 100 000 habitants comme Le Mans le coût serait de l’ordre de 2€ 50. Autant dire que les commerçants verront leur clientèle réduite comme une peau de chagrin.

Après la privatisation des radars embarqués, les hausses des prix sur le carburant, l’augmentation du prix des péages, la baisse de limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire, voici une nouvelle punition pour les automobilistes qui n’en peuvent plus.

Et pour peu que celui boive du soda il paiera une taxe et qu’il assaisonne ses aliments il devra s’acquitter prochainement d’une taxe sur le sel, comme au Moyen-Âge !

Le nouveau monde vient de faire un bon prodigieux dans le passé !

Le slogan à la mode aujourd’hui est : « Taxons, taxons, il en restera toujours quelque chose ! » partant du principe qu’aujourd’hui les taxes sont les variables d’ajustement fiscal de l’Etat.

Question, jusqu’à quand les français supporteront ce matraquage fiscal. En voilà une bonne question.

Jean-Yves Duval